Maladie la plus fréquente chez les 15 et 18 ans : conseils et astuces

Un adolescent sur cinq présente au moins un trouble de santé nécessitant un accompagnement spécifique entre 15 et 18 ans. Les diagnostics sont souvent posés tardivement, malgré une progression silencieuse des symptômes. Une prise en charge rapide améliore nettement le pronostic et limite les complications à l’âge adulte.

Les recommandations officielles, pourtant nombreuses, restent parfois dans l’ombre. Leur application partielle laisse s’installer des situations préoccupantes. Les professionnels de santé redoublent d’alertes : il faut adapter les modes de vie et miser sur des ressources fiables pour réduire les risques.

Pourquoi la santé mentale et physique est un enjeu majeur à l’adolescence

L’adolescence ne s’arrête pas à la puberté. Cette période charnière bouleverse la tête, le corps et la place dans la société. Les repères se déplacent, l’autonomie devient un enjeu, mais c’est aussi le moment où les fragilités sortent de l’ombre. Les chiffres inquiétants des troubles anxieux et dépressifs explosent chez les jeunes, la France reflète ici ses voisins européens. UNICEF et Santé publique France y voient un défi de société de premier plan : la santé mentale des adolescents bascule au cœur de la santé publique.

Impossible de séparer santé physique et santé mentale : chaque domaine influence l’autre, qu’il s’agisse de réussite scolaire, de relations sociales ou d’émancipation. Famille et école servent de remparts, à condition de privilégier le climat de confiance et l’écoute réelle. L’isolement et la stigmatisation constituent les deux grandes menaces.

Les campagnes pilotées par Santé publique France ou l’UNICEF rappellent la priorité de la prévention et de l’accompagnement adapté. Décoder les signaux précocement, c’est donner une chance d’agir avant que la difficulté ne s’installe durablement.

Trois leviers majeurs apparaissent alors pour changer la donne sur le terrain :

  • Accompagnement par des professionnels qui comprennent vraiment la jeunesse
  • Soutien solide de la famille et d’un réseau d’amis
  • Respecter la parole des ados et ne jamais la minimiser

Question scolarité, affirmation de soi ou recherche d’indépendance, les défis s’enchaînent et demandent un réel dispositif de soutien. Famille, école, politiques publiques : c’est à cette intersection que se forge la santé des 15-18 ans.

Quels sont les troubles et maladies les plus fréquents entre 15 et 18 ans ?

Dès le milieu de l’adolescence, la santé mentale s’impose au premier rang des préoccupations. Les troubles psychiatriques deviennent visibles. Santé publique France observe la montée des troubles anxieux et des symptômes dépressifs sur cette période. La dépression, loin d’être marginale, signifie souvent retrait social, désintérêt, voire pensées noires. Le suicide, deuxième cause de mortalité entre 15 et 18 ans, témoigne d’une réalité glaçante.

Les troubles du comportement alimentaire, anorexie, boulimie, prennent racine dans la pression permanente sur l’image de soi. Impossible de passer sous silence les addictions : alcool, tabac, cannabis, usage excessif des écrans. La fréquentation des consultations spécialisées ne cesse d’augmenter, révélant un malaise collectif.

Les problèmes que l’on retrouve le plus chez les ados tournent autour de ces thèmes :

  • Troubles de l’humeur : instabilité émotionnelle, irritabilité prononcée, périodes dépressives
  • TDAH et troubles du spectre autistique : repérage plus précoce, mise en place d’un accompagnement dédié
  • Surpoids et obésité : chiffres en hausse, conséquences de l’alimentation désorganisée et de la sédentarité

Dans le même temps, les maladies chroniques telles que l’asthme, le diabète, ou différentes affections inflammatoires s’ajoutent au tableau. Elles compliquent la vie au collège ou au lycée et exigent une coordination efficiente entre soignants et éducatifs, pour éviter l’accumulation des obstacles.

Reconnaître les signaux d’alerte : ce que parents et ados doivent savoir

Le quotidien bascule parfois sur des signaux discrets mais révélateurs. Isolement soudain, irritabilité inhabituelle, chute inexpliquée des résultats scolaires, perte d’intérêt pour des activités habituellement appréciées : chaque changement durable mérite attention. Les difficultés de sommeil ou d’appétit doivent également alerter. Trop souvent, la « crise d’ado » sert de raccourci alors qu’elle masque parfois une véritable détresse psychique.

Plusieurs signes doivent amener à agir et à ouvrir le dialogue sans attendre :

  • Isolement prolongé, repli, silence inhabituel
  • Désengagement côté scolaire, absences à répétition
  • Variations marquées du sommeil ou de l’alimentation
  • Propos négatifs, évocations de la mort ou du suicide
  • Agitation nouvelle ou au contraire ralentissement prononcé

Le cyberharcèlement s’ajoute trop souvent à la liste et accroît le sentiment de solitude. Dans ce contexte, le décrochage scolaire guette. Réagir implique toujours d’encourager une parole vraie, sans juger ni bâcler la discussion. Les jeunes ont aussi à identifier leurs propres signaux de détresse et à se donner la permission d’en parler à un adulte ou à un professionnel. Les tests en ligne peuvent donner des indications, mais rien ne remplace la rencontre avec un médecin ou un psychologue.

La rapidité d’intervention compte plus que jamais. Selon les analyses de Santé publique France et celles de l’UNICEF, agir sans délai évite que le trouble ne s’enracine et offre aux adolescents une issue solide.

Garçon avec sac à dos regardant son smartphone dehors

Conseils pratiques et ressources pour préserver son bien-être au quotidien

Retrouver l’équilibre au quotidien passe d’abord par la diversité alimentaire : fruits, légumes, céréales complètes, produits laitiers choisis avec soin. Dormir entre huit et dix heures chaque nuit, sur un rythme stable, permet d’éviter de nombreux dérèglements de l’humeur. L’activité physique, même modérée, réduit l’anxiété et apaise le mental. La marche, pratiquée chaque jour, ou deux à trois séances de sport par semaine suffisent pour éprouver la différence.

Pour s’ancrer dans des habitudes bénéfiques au fil des jours :

  • S’orienter vers une activité qui suscite réellement l’envie, sans chercher la performance
  • Réguler l’usage des écrans le soir et privilégier le sommeil
  • Favoriser la détente et l’échange avec ses proches, par la lecture, la musique, la discussion, ou simplement un moment partagé

Le recours au soutien psychologique ne doit pas rester un tabou. Face aux angoisses, à la tristesse persistante ou à la perte de sens, consulter ne signifie pas faiblir, bien au contraire. Les professionnels de santé sont là pour orienter, écouter, proposer des solutions adaptées. Plusieurs associations dédiées proposent aussi ateliers et groupes de parole ouverts aux jeunes et à leurs familles.

Le rôle de la famille et de l’école, encore une fois, sert d’appui majeur. Échanger avec des enseignants, solliciter le conseiller d’orientation, prendre l’habitude d’évoquer ses difficultés : ces démarches créent un cadre rassurant. Les outils numériques, validés médicalement, permettent d’accéder à de l’information fiable, à des ressources et à des conseils adaptés, spécialement conçus pour les adolescents, y compris ceux confrontés à une maladie chronique ou à un handicap.

À 15 ou à 18 ans, on peut tituber, douter, chercher sa voie. Reste que chaque geste vers la prévention, l’écoute et l’action bâtit une trajectoire solide. Personne n’a à rester passif : s’emparer de sa santé, c’est refuser de la laisser filer entre les doigts.

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